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Friedrich Schiller ― B a l l a d e sLe Plongeur / Der TaucherTraductions de ce poème :Le Plongeur par Gérard de Nerval (1830)Le Plongeur par Xavier Marmier (1854) Le Plongeur (tr. Marmier)LE PLONGEUR.« Qui de vous, varlets et chevaliers, osera s’élancer dans cet abîme ? Je viens d’y jeter une coupe d’or, et le gouffre l’a déjà engloutie.Celui de vous qui pourra la reprendre, qu’il la garde ; je la lui donne. »Ainsi parlait le roi, en jetant, du haut du roc escarpé qui s’élève au-dessus de l’onde immense, un vase d’or dans les eaux deCharybde. « Qui de vous, s’écrie-t-il, qui de vous, je le répète, aura assez de courage pour plonger dans ces profondeurs ? »Et tous ceux qui l’entourent, chevaliers et varlets, l’écoutent et regardent en silence la mer orageuse. Nul d’entre eux n’ose essayer degagner la coupe, et pour la troisième fois le roi s’écrie : « N’est-il personne qui veuille braver le péril ? »Mais tous se taisent encore, quand soudain un jeune gentilhomme tout à la fois doux et hardi s’avance, dénoue sa ceinture, sedépouille de son manteau, et tous ceux qui le voient, hommes et femmes, le regardent avec surprise et admiration. Au moment où il se penche sur le bord du rocher et contemple le gouffre, l’eau mugissante de Charybde s’élançait du fond de l’abîmeavec un mugissement pareil au bruit du tonnerre.Le monstre siffle, mugit, écume, bouillonne comme l’eau tourmentée par le feu. Des jets d’eau et de vapeur s’élancent jusqu’au ciel, ettoujours le ...
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