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5
pagini
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Français
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Documente
Descriere
Chronique de la quinzaine — 31 août 1841
Victor de Mars
Revue des Deux Mondes
4ème série, tome 27, 1841
Chronique de la quinzaine/1841/31 août 1841
Le ministère whig a terminé sa vie politique par une défaite éclatante au sein du
parlement. On ne conçoit pas que des hommes de sens et d’expérience aient pu
de gaieté de cœur tenter une épreuve dont l’issue, qui n’était douteuse pour
personne, était déplorable pour eux-mêmes et fâcheuse pour la couronne.
La question ministérielle avait été irrévocablement décidée par le pays dans les
assemblées électorales. Le cabinet de lord Melbourne, ses tendances, son esprit,
sa politique, avaient été condamnés par un jugement dont la sévérité avait dépassé
les craintes de ses amis et les espérances de ses ennemis. Tous les efforts de lord
Palmerston et de ses collègues pour agiter le pays, pour en éveiller les passions,
pour le soulever contre les conservateurs, et leur fermer les avenues du pouvoir,
avaient complètement échoué. C’était un singulier spectacle que celui d’un
gouvernement régulier cherchant à imprimer au pays un mouvement dont nul
n’aurait pu calculer les conséquences, si les masses avaient cédé à l’impulsion
qu’on s’efforçait de leur donner. Le pays a été plus calme, plus prudent, plus
contenu que le pouvoir. Il a réprimé l’audace des gardiens officiels de la paix
publique, blâmé leur témérité, et donné à des hommes d’état une sévère leçon de
sagesse politique. Nous sommes convaincus que la majorité des électeurs de ...
Victor de Mars
Revue des Deux Mondes
4ème série, tome 27, 1841
Chronique de la quinzaine/1841/31 août 1841
Le ministère whig a terminé sa vie politique par une défaite éclatante au sein du
parlement. On ne conçoit pas que des hommes de sens et d’expérience aient pu
de gaieté de cœur tenter une épreuve dont l’issue, qui n’était douteuse pour
personne, était déplorable pour eux-mêmes et fâcheuse pour la couronne.
La question ministérielle avait été irrévocablement décidée par le pays dans les
assemblées électorales. Le cabinet de lord Melbourne, ses tendances, son esprit,
sa politique, avaient été condamnés par un jugement dont la sévérité avait dépassé
les craintes de ses amis et les espérances de ses ennemis. Tous les efforts de lord
Palmerston et de ses collègues pour agiter le pays, pour en éveiller les passions,
pour le soulever contre les conservateurs, et leur fermer les avenues du pouvoir,
avaient complètement échoué. C’était un singulier spectacle que celui d’un
gouvernement régulier cherchant à imprimer au pays un mouvement dont nul
n’aurait pu calculer les conséquences, si les masses avaient cédé à l’impulsion
qu’on s’efforçait de leur donner. Le pays a été plus calme, plus prudent, plus
contenu que le pouvoir. Il a réprimé l’audace des gardiens officiels de la paix
publique, blâmé leur témérité, et donné à des hommes d’état une sévère leçon de
sagesse politique. Nous sommes convaincus que la majorité des électeurs de ...
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