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1711
pagini
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Français
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Cărți electronice
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2025
Descriere
Après le départ de Leïla dans la chambre, je reste un instant immobile, le dos contre le mur. Mon corps est encore un champ de bataille. Chaque endroit où elle m’a touché vibre, et l’évidence de mon désir, loin de se calmer, lance des pulsations douloureuses et insistantes. Je ferme les yeux, serrant les poings, luttant contre l’instinct primaire qui me hurle de la suivre dans sa chambre, de reprendre ce baiser là où nous l’avons laissé. Rester maître de soi. C’est la seule règle. La plus importante. Surtout avec elle. Surtout maintenant. Elle m’a fait confiance, elle m’a offert sa vulnérabilité comme un cadeau précieux. L’idée de briser cette confiance me soulève le cœur plus que n’importe quelle frustration physique. Je prends une profonde inspiration, puis une autre, forçant mes muscles à se détendre un à un. La tempête en moi s’apaise, se transforme en une chaleur sourde, en une détermination patiente. Elle en vaut la peine. Tout le temps du monde. Quand elle revient, le souffle me manque. Elle porte une robe simple, légère, qui épouse les courbes que mes mains viennent à peine de quitter. Le tissu semble caresser sa peau, et un désir nouveau, moins sauvage mais plus profond, m’envahit. Celle de la posséder à mes côtés, pas seulement dans mon lit. Mes yeux ne peuvent se détacher d’elle, la détaillant des pieds à la tête, mémorisant chaque ligne, chaque ombre. — Qu’est-ce qu’il y a ? finit-elle par demander, un petit sourire gêné aux lèvres. Je m’avance, incapable de résister. Ma main se lève pour effleurer la bretelle fine de sa robe sur son épaule. — Tu es d’une beauté à me couper le souffle, ma petite fée. Et c’est un problème, parce que j’avais prévu de respirer aujourd’hui. Son sourire s’élargit, radieux, et une bouffée de fierté absurde me réchauffe la poitrine. Mission accomplie. — Merci, Marc. — De rien. C’est la simple vérité. Je prends sa main, m’enlace ses doigts avec les miens. Une évidence. La seule qui compte. J’ouvre la porte, prêt à l’emmener, à lui montrer un peu de son monde, à partager le mien. Mais le monde, parfois, vous envoie des rappels à l’ordre en pleine figure. Un type est planté devant la porte, le poing levé comme pour frapper. Leïla sursaute violemment, sa main se crispe dans la mienne. — Kévin ?! Le nom sort de sa bouche comme une malédiction. Mon instinct se tend instantanément. Je le toise. Il a le regard mauvais, ce type. Il la dévisage avec une intensité malsaine avant de reporter son attention sur moi, puis sur nos mains entrelacées. Son visage se ferme. — Qu’est-ce que tu fais ici ? lance-t-elle, la voix tremblante de colère. Je serre doucement sa main pour la rassurer que je suis là, et qu'elle n'a rien à craindre. Le message est silencieux, mais je sais qu’elle le reçoit. Je ne bouge pas d’un pouce, mon calme un rempart contre son agitation. — Je suis venu te voir. Seule à seul, crache-t-il, son regard défiant le mien. Il peut défier tant qu’il veut. Je suis un roc. Il ne le sait pas encore. — C’est qui, lui ? demande-t-il en me désignant du menton avec un mépris qui m’amuse presque. Avant qu’elle ne puisse répondre, je prends la parole. Ma voix est calme, basse, mais elle porte une autorité qui fait cesser les vaines agitations. — Je suis son petit ami. Je le dévisage, soutenant son regard sans ciller, lui laissant le temps de digérer l’information. Je vois la rage monter en lui. Parfait. — Maintenant, si tu as quelque chose à lui dire, tu le dis ici et maintenant, devant moi. Sinon, tu nous laisses. Tu es en train de nous faire perdre notre temps. Le silence qui suit est lourd, électrique. Kévin ricane, un son laid et forcé. — T’as de la chance, mec. Vraiment. Tu es tombé sur la bonne sans savoir dans quoi tu t’embarques. Je sens Leïla se raidir à côté de moi. Mon propre sourire se fait plus froid, plus tranchant. Je relâche sa main pour poser la mienne dans son dos, un geste protecteur et possessif. — De la chance ? Non. Leïla n’est pas une loterie. Et quant à savoir dans quoi je m’embarque… Je marque une pause, penchant légèrement la tête, et je lâche les mots, lentement, distinctement, chaque syllabe un coup de poing. — … commence par t’inquiéter de ce dans quoi toi, tu t’es embarqué en revenant rôder autour de la femme que j'aime.
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Scris de
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Data publicării
01 octombrie 2025
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Limba
Français
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Dimensiunea documentului
3 Mo